Tr
à
{}n
ce paroles pin
! clergé suédois |'
"1 la cupidité b
A) plus que park
mait vers Hemmn,
«e soc de sa Cham
4 devait la défich
{ VI, Tel nê-
1407
ba -
.
A
Forge
A Su
c le squve
(!
\
7
da"
SA POLITIQUE.
009
—
Le peuple distinguait aux côtés de Magnus son
mauvais et son bon génie : le favori Benoît Algotsson
et le frère de Brigitte, Israël. La marche des
affaires expliquait bien que ce dernier rejoignit le
camp. Puisqu’il ne lui était plus permis d'exercer
sa charge selon sa conscience, il y avait renoncé ;
l’armée restait encore comme refuge à son patrio-
lisme, et il se sacrifiait pour Dieu, dans une lutte
dont le prix dépendait des sentiments du soldat.
Sans se demander si Magnus portait . sincèrement
la croix, il se confia aux bulles pontificales, d'après
lesquelles les morts de cette campagne mériteraient
les indulgences concédées aux croisés alors qu'ils
tombaient devant Jérusalem. Les prières de
Brigitte, qui prenait une part apostolique à la
croisade par ses paroles et ses pénitences, s'atta-
chaient à Israël quand, en 1951, un message de
deuil lui apprit la mort de ce frère bien-aimé.
Après avoir contribué aux succès des premières
rencontres, après avoir partagé la défaite de l'ar-
mée, il avait passé de Finlande en Livonie avec le
roi, et s’était arrêté à Riga, vaincu par la maladie.
Affligé de ne pouvoir mourir en martyr de la foi,
sous le heaume et la cuirasse, ce vaillant chrétien
voulut du moins rendre le dernier soupir aux
pieds de sa Dame. On vénérait dans la cathédrale
de Riga une ancienne statue de Marie ; se faisant