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Saint !, rien dans son expérience ou ses révélations
surnaturelles, ne la rendait familière avec cette
épreuve indéfinissable où l’on croit ne pouvoir que
souffrir sans espérance, sans charité et presque sans
toi, retenu à Dieu parles intermittents réveils d’une
volonté toujours prête à faiblir. Qu’enseigneraient
la sagesse et la science dans cette nuit ? Que deman-
deraient-elles à cette prostration ? Catherine n’ensei-
gnait ni ne demandait ; elle consolait et elle donnait.
Sur les misérables, sa prière jetait les larmes répan-
lues par le Christ au Jardin des Oliviers. La douce
vierge avait le don de panser les plaies de l’âÂme, ces
infortunés le sentaient ; elle leur appliquait ce que
sa mère nommait le souverain remède du suprême
Médecin : l’amour 2. Enfin Catherine s’offrait sans
relâche pour expier les fautes de ses protégés. En
leur nom, elle acceptait la volonté divine contre
laquelle ils étaient révoltés ; en leur lieu ‘et place,
elle faisait pénitence ; avec le Seigneur Jésus, elle
les rachetait. Aussi les infirmes se relevaient et
marchaient ; ils répondaient à la grâce de leur
épreuve, ils apprenaient l’humilité par l’humiliation
intérieure. Tout à coup Dieu mettait leur cœur à
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1. Atatoéosts 0 Yantoudtoy elo!, I Cor. x, 4. Gratia gratis data
illa sub se continet quibus homo indiget ad hoc quod alterum instruat in
rebus divinis, quæ sunt supra rationem. S. Thom. 12 2de, q. CXI, art. 4
2. Rev. VI_ 48
SAINTE BRIGITTF
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